twitter delicious youtube rss

  • porte-parole_23.jpg
  • porte-parole_25.jpg
  • porte-parole_28.jpg
  • porte-parole_22.jpg
  • porte-parole_27.jpg
  • porte-parole_24.jpg
  • porte-parole_26.jpg
mission

bd_promo

Gaboury sur le bois !

Voir toutes les bandes dessinées

Utiliser le bois pour séquestrer le CO2

Le bois, c'est principalement de la lignine et de la cellulose. Ces composés sont constitués en grande partie de carbone.

 

Durant sa croissance, c'est dans l'atmosphère qu'un arbre trouve la matière dont il se construit. Il capte le CO2 atmosphérique par les petits pores de ses feuilles et, par le procédé appelé photosynthèse, il utilise l'énergie solaire pour briser les molécules de CO2. Les deux atomes d'oxygène de chaque molécule s'unissent pour former des molécules d'oxygène O2 que l'arbre libère dans l'atmosphère (l'oxygène que nous respirons).

 

Il s'agit en quelque sorte de la réaction inverse de l'oxydation du carbone qui a été expliquée plus tôt (carbone + oxygène = CO2 + énergie). Les atomes de carbone obtenus par l'arbre grâce à la photosynthèse s'associent ensuite pour former des molécules complexes, comme du glucose, puis de la cellulose et de la lignine... Évidemment, le taux d'absorption varie tout au long de la vie de l'arbre. Un arbre plus jeune et en pleine croissance va capter et séquestrer davantage de CO2 que celui qui est rendu à maturité et qui a cessé de croître, par exemple. Lorsque les arbres sont récoltés et que la matière ligneuse est transformée en produits forestiers, ces derniers continueront d'emprisonner le CO2. Par conséquent, le CO2 ne sera retourné dans l'atmosphère que lorsque ces produits, à la fin de leur vie utile, commenceront à se décomposer.

 

L'arbre est donc une machine à séquestrer du CO2, il l'emprisonne dans son bois. Lorsqu'une forêt brûle, c'est ce carbone séquestré qui est réémis dans l'atmosphère. Et lorsqu'un arbre meurt et tombe, sa décomposition graduelle renvoie doucement le carbone dans l'air sous forme de CO2.

 

Utiliser du bois pour construire un bâtiment (ou tout autre objet), c'est donc le soustraire au feu et à la décomposition. Construire en bois, c'est un moyen de séquestrer le CO2 de façon durable dans un bâtiment et contribuer à la lutte aux changements climatiques. En moyenne, pour chaque mètre cube de bois qu'il produit, un arbre a absorbé l'équivalent de 0,92 tonne de CO2.

 

Le saviez-vous?

Les forêts de la planète renferment 560 gigatonnes (milliards de tonnes) de carbone et les sols forestiers en contiennent 1500 gigatonnes. L'atmosphère en contient 750 gigatonnes (sous forme de CO2). Mais ces réservoirs captent et émettent du carbone et s'en échangent. Entre les écosystèmes forestiers et l'atmosphère, c'est un bilan annuel de 60 gigatonnes de carbone par année qui finit dans les forêts.

 

Comme le bois est composé en bonne partie de carbone, le bois d'œuvre et tous les autres produits en bois dont la durée de vie dépasse quelques années constituent des réservoirs de carbone. Le carbone demeure immobilisé dans le bois, tant que ce dernier n'est pas brûlé ou dégradé. La vie moyenne des produits réalisés à partir de bois varie entre deux mois pour les journaux et plus de 75 ans pour le bois de construction. De ce fait, produire et utiliser davantage de produits de bois qui ont une longue durée de vie (maisons, bâtiments, mobilier) permet d'augmenter la quantité de carbone immobilisé dans ce réservoir.

 

Donc, en combinant les effets positifs de la réduction du CO2 et de sa séquestration par l'arbre, l'utilisation d'un mètre cube de bois en construction, c'est deux tonnes de CO2 de moins dans l'atmosphère.

 

FondAction

Le nouveau bâtiment administratif du FondAction de la CSN a nécessité l'utilisation de 980 m3 de bois pour la construction de ses poutres et de ses planchers. C'est donc 900 tonnes de CO2 qui sont emprisonnées dans cet édifice.

 

Si on avait opté pour le béton armé, il aurait fallu 1800 m3 de matériau, dont la fabrication aurait généré 600 tonnes de CO2 de plus que ce qui a été produit par la construction en bois. C'est donc un bilan total de 1 500 tonnes de CO2 que la construction de ce bâtiment a empêché de libérer dans l'atmosphère.

 

Lire la suite :