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Les changements climatiques

Notre planète a une température moyenne de 15 °C. Évidemment, ce n'est qu'une moyenne. En Antarctique, le mercure peut descendre à -85 °C et dans le désert de Lybie, il peut dépasser les 55 °C. Mais lorsqu'on fait la moyenne des températures de tous les points du globe sur toute une année, on obtient 15 °C.

 

Mais cette température moyenne n'a pas toujours été de 15 °C. Lors de la dernière glaciation par exemple, qui s'est terminée il y a 10 000 ans, elle est descendue à 7 °C. Les climatologues, en analysant les calottes glaciaires sur de grandes profondeurs, sont parvenus à dresser un portrait de l'évolution du climat de la Terre des 400 000 dernières années1. Leurs travaux démontrent que la température moyenne du globe a constamment varié au cours de son histoire. Les périodes glaciaires, puis interglaciaires ont été nombreuses et se sont succédé, faisant osciller la température moyenne entre 6 °C et 18 °C.

 

Nous sommes présentement dans une période de réchauffement, et ce, depuis 10 000 ans. Mais à la différence des autres réchauffements naturels que la Terre a connus, la température moyenne augmente actuellement à une vitesse étonnante et jamais vue. Alors qu'il a fallu 9850 ans à la Terre pour voir sa température passer de 7 à 14 °C, il a suffi de 150 ans pour qu'elle augmente de 1 °C . À l'échelle planétaire, la température moyenne a augmenté de 0,74 °C durant la période 1901-2000, mais l'augmentation est plus marquée aux latitudes élevées de l'hémisphère Nord2.

 

Au Québec, par exemple, les températures moyennes dans l'ouest et le centre méridional de la province se sont élevées de 0,5 à 1,2 °C entre 1960 et 20033. Dans le nord, la hausse importante des températures, qui a été constatée dès le milieu des années 1990, entraîne actuellement la disparition de la banquise polaire et la fonte du pergélisol, ce qui menace les modes de vie traditionnels des autochtones, la sécurité des populations, l'intégrité des infrastructures et la biodiversité régionale4.

 

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), un organisme créé par l'ONU en 1988, regroupe des spécialistes du monde entier qui étudient et compilent les travaux de recherche portant sur les changements climatiques causés par l'homme. Dans son quatrième rapport, publié en 2007, il avance différents scénarios possibles d'évolution du climat d'ici 21005. Dans le meilleur des cas, le réchauffement sera de 1,8 °C (scénario idéal appelé B1, où les humains changent leurs comportements et adoptent des technologies et des matériaux propres). Dans le pire scénario, ce réchauffement pourra atteindre 6,4 °C (scénario appelé A1FI, où la consommation d'énergie et de matériaux continue d'augmenter et où on utilise intensivement les combustibles fossiles). Pour le Québec, la hausse de température pourrait atteindre 8 °C en 2080 par rapport aux températures des années 19803.

 

Les changements climatiques: des effets déjà visibles.

La couverture de glace dans l'archipel arctique diminue d'hiver en hiver et le passage du nord-ouest devrait être libre de glace d'ici 25 ans. Le mont Kilimandjaro, le plus haut sommet d'Afrique, a vu le glacier qui le coiffe se réduire de 82 % au cours du XXe siècle et il devrait être entièrement disparu en 2020. Les glaciers du Groenland et des grandes chaînes de montagnes fondent et cette eau s'ajoute à celle des océans dont le niveau monte inévitablement. Sans compter que l'eau se dilate sous la chaleur, ce qui accentue le phénomène. Le niveau moyen de la mer a déjà augmenté de 15 cm au cours des 50 dernières années, ce qui menace les sociétés humaines installées sur de petits archipels peu élevés ou dans les grandes villes près du niveau de la mer. Les événements climatiques extrêmes, comme les ouragans, se font de plus en plus fréquents. On anticipe des changements majeurs dans les courants marins des océans et des bouleversements climatiques de toutes sortes. Des espèces envahissantes animales et végétales peuvent coloniser des territoires de plus en plus nordiques...

 

À quoi est due cette hausse soudaine des températures du globe? L'effet de serre, vous connaissez?

 

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Le bois : une ressource verte
à la rescousse de l'environnement

 

M. Robert Beauregard, ing.f., ing., PhD

Doyen de la faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l'Université Laval

 

 

Avis

L’information et les opinions exprimées à la présente vidéo sont livrées au public « telles quelles » sans garantie, et ne confèrent aucun droit à l’auditeur vidéo. Le contenu de la vidéo n’engage que leur auteur, à l’entière exonération de la Coalition BOIS Québec.